La saison des mouches – Ce qu’il faut savoir – 1. La Base

Publié par Priscilla Larouche le

C’est inévitable, on ne peut pas s’en sauver… les insectes sont arrivés. Il en existe plusieurs types, qui se manifestent à différentes périodes de la saison chaude et chacun a son endroit de prédilection, que ce soit dans l’écurie, au champ ou pendant l’entraînement. Le niveau de tolérance des chevaux aux insectes varie grandement d’un individu à un autre. Certains vivent très bien avec cela, d’autres deviennent littéralement exaspérés et anxieux. De plus, certains chevaux réagissent très fortement aux piqûres d’insectes au niveau de la peau, des yeux et des oreilles.  

Il existe plusieurs trucs, produits et outils pour en limiter les irritants. Je vous propose donc, en première partie, de prendre connaissance d’une grande partie de ce qui est à notre portée pour s’attaquer à ce problème. Parce que oui, dans la lutte aux insectes il existe plusieurs approches qui peuvent être utilisées individuellement ou en combinaison pour passer à travers la belle saison sans trop d’irritation.

A. Les barrières physiques

- La couverture à mouche :

Un classique très efficace. Fait de tissu léger, perforé, elle permet à l’air de bien circuler autour du cheval (régulation de la température corporelle, séchage de la sueur, etc.). Son principal mécanisme de fonctionnement : empêcher l’insecte d’atteindre la peau du cheval pour le piquer ou le mordre. En plus, lorsque les mouche se déposent directement sur le pelage, elles peuvent rester cramponner même s’il frémit sa peau.  La couverture à mouche évitera cela et il sera ainsi beaucoup moins exaspéré. Finalement, il existe différentes caractéristiques disponibles sur le marché, selon les goûts de chacun et son budget. Notez aussi que de nos jours, les compagnies offrent des modèles pour le cheval au champ et au boxe mais aussi en selle! 
LE SAVIEZ-VOUS? Certains modèles de couvertures offrent un motif zébré. Ce n’est pas une question de look mais bien parce que cela offre un camouflage qui le rend moins visible aux mouches.

- Le masque à mouche :

On aime beaucoup et nos chevaux aussi. Les masques à mouche ont pour principale fonction d’empêcher l’accès aux yeux de nos chevaux, mais en plus, selon le modèle, ils peuvent aussi protéger les oreilles et le nez. Il est encore plus important de l’utiliser pour un cheval sensible aux infections/affections de l’œil. En plus d’être une barrière physique contre les insectes, certains modèles ont une protection UV pour protéger les yeux. Il existe aussi sur le marché des modèles avec le nez qui en même temps diminuera les risques de coup de soleil sur les nez blanc à la peau rosée. La majorité des modèles de masque sont offerts avec ou sans oreilles. Personnellement, tant qu’à mettre un masque à mouche, je choisis toujours les modèles avec oreilles, ce qui diminue l’exaspération des plus « princesses » et empêche également les piqûres dans les oreilles.
ET POURQUOI PAS… Certains modèles en lycra, particulièrement minces, peuvent s’utiliser aisément sous la bride. Pratique lors de randonnée!

- Les bottes anti-mouches :

Les pattes sont un endroit de prédilection pour par la ponte des œufs de certains insectes. Plusieurs propriétaires retrouveront ces œufs collés sur les pattes de leur cheval au courant de la saison chaude. En plus, agacés par ces insectes, les chevaux vont souvent taper du pied, ce qui pourrait occasionner des problèmes aux articulations et aux tissus mous comme les tendons pour certains à moyen/long terme. Pour éviter ces situations, les fabricants ont conçus des bottes à mettre au champ ou au boxe qui sont fait d’un tissu perforé et résistant.
LE SAVIEZ-VOUS? Les chevaux, agacés par les insectes sur leurs membres, vont souvent taper du pied fréquemment et violemment, ce qui pourrait occasionner des problèmes aux articulations et aux tissus mous comme les tendons pour certains individus à moyen/long terme. 

- Le frontal à frange :

Simple, il remplace le crin trop court ou juste absent sur le front de certains chevaux pour protéger les yeux des insectes mais aussi de la poussière et des débris portés par le vent. Certains modèles s’ajoutent simplement au licou, d’autres sont montés sur une courroie qui fait office de collier, ce qui évite de devoir laisser le licou au champ.

- Les filets de ventre :

Bien que certains modèles de couverture à mouche incluent un panneau qui couvre le dessous du ventre du cheval, la majorité des couvertures n’en comprennent pas. Il est possible d’en ajouter un pour protéger cette zone sensible et très appréciée des insectes piqueurs.
LE SAVIEZ-VOUS? Ce genre de filet est parfait pour un cheval récemment castré pour limiter l’accès à la plaie aux insectes. 

- Les pièges à mouche :

Que ce soit au boxe ou au champ, les fabricants offrent différentes stratégies pour aider au contrôle des insectes. Dans l’écurie, l’usage de fils ou de rubans collants est un classique qui a déjà fait ses preuves. Mais attention de les mettre hors d’atteinte de votre cheval pour éviter un nez collé… Au champ, certains accessoires comme le H-Trap attirent et attrapent certains insectes et les détournent alors de nos chevaux. 

 - Le bonnet :

Au-delà de son côté esthétique qui en fait un accessoire mode à assortir au tapis et aux protections de pattes, le bonnet est un outil contre les insectes volants très intéressant à utiliser avec la bride. Ciblant les oreilles, il empêche non seulement les insectes de venir s'y poser, mais en plus il diminue le bruit qu'ils font en volant autour de la tête du cheval qui va alors la secouer pour s'en débarrasser et perdre sa concentration sur son cavalier. Il existe différents tissu pour les oreilles des bonnets, élastiques ou non pour un meilleur ajustement sur l'oreille, minces ou plus épais pour diminuer plus ou moins les bruits environnants.
LE SAVIEZ-VOUS? Certains cavaliers utilisent les bouchons d'oreille en combinaison avec un bonnet à mouche pour réduire le plus possible les bruits qui déconcentrent leur cheval, très intéressant pour les chevaux qui réagissent à la moindre mouche tournant autour d'eux. Mais attention, certains règlements de concours peuvent limiter ou interdire l'usage des bouchons d'oreille, sous peine d'élimination. Prenez le temps de vous renseigner selon votre discipline et ses règlements en concours.

B. LES PRODUITS (NATURELS ET CHIMIQUES)

Dans cette catégorie se retrouvent tous les produits, qu’ils soient d’origine naturelle ou synthétique.

- Les produits à vaporiser :

Un classique bien connu, mais trop souvent mal compris et qui ne sont souvent pas utilisés pour en optimiser l’efficacité. Certains contiennent uniquement des produits naturels doux comme des huiles essentielles. Ceux-ci sont parfaits pour les poulains de moins de 2 ans, les juments gestantes et en lactation et certains chevaux sensibles à faire des irritations cutanées aux produits plus forts. D’autres produits offerts sur le marché contiennent des molécules synthétiques insecticides et insectifuges qui repoussent, assomment ou tuent les insectes qui entrent en contact. On y retrouve des insecticides et insectifuges telles que la perméthrine, la pyréthrine et le butoxyde de pipéronyle à des concentrations variant d’une formule à l’autre, mélangés à des bases d’eau ou d’huile. Il faut tout un chapitre pour expliquer les différences entre les différents produits, c’est pourquoi nous allons y revenir sous peu dans un autre blogue entièrement consacré.
LE SAVIEZ-VOUS? Avant de vaporiser un produit à mouche sur notre cheval, nous devrions toujours commencer par lui donner un coup de brosse pour retirer l’excédent de poussière, ensuite vaporiser notre produit et terminer par un nouveau brossage afin de faire pénétrer le produit jusqu’à la peau et de l’uniformiser sur le poil. Cette manière de faire permet d’obtenir une bien meilleure efficacité.

- Les suppléments alimentaires :

Souvent méconnus, ces produits à ajouter dans la ration de son cheval ont un effet à long terme pour repousser les insectes. Naturels, ils ont dans certains cas fait l’objet d’études qui ont permis d’en démontrer l’efficacité. Attention toutefois, il est important de garder en tête qu’il faut quelques semaines de prise alimentaire quotidienne pour que ce type de produit démontre son efficacité. En effet, il faut un certain temps pour que les ingrédients soient absorbés par l’organisme, métabolisés puis se retrouvent dans le système tégumentaire (peau) et sanguin du cheval. Bref, vous devez considérer commencer son utilisation tôt en saison pour atteindre le plein potentiel de ce type de produit et même avant l’apparition des mouches dans un monde idéal.

- Les produits avec applicateur :

Parfaits pour le visage et les oreilles, ces produits le plus souvent liquide, sont présentés dans un petit format avec un embout à bille ou éponge par exemple qui permet d’appliquer de manière précise le produit. Que ce soit autour des yeux, des narines, autour et dans les oreilles, ou dans des endroits difficiles d’accès mais très appréciés des mouches comme l’aine. Ils sont très souvent un dérivé des produits à vaporiser des fabricants, alors la comparaison entre les marques se fait sur les mêmes bases en général que les produits à vaporiser.

- Les shampoings :  

Pratique, les shampoings « anti-mouches » comportent des fragrances, des huiles essentielles, qui ont la propriété de repousser les insectes. Très pratique, surtout quand on sait que les mouches sont très attirées par un cheval mouillé au soleil. Par contre, pour les utiliser depuis plusieurs années personnellement, je mentionne que leur effet est très limité dans le temps. C’est-à-dire que pendant le lavage et le séchage, on remarquera leur effet, mais il ne faut pas s’attendre à des effets pendants des jours voir des heures après la douche. Bref, pratique pour permettre à nos chevaux d’être douché et de sécher « en paix » des mouches, mais sans plus d’avantages pour le reste du temps.
LE SAVIEZ-VOUS? Ce type de shampoings est à la base très doux et pour un usage régulier, sans produits chimiques insecticides/insectifuges (sauf exception). Ils peuvent être utilisés sans danger chez les juments reproductrices et chez les jeunes chevaux en croissance. Prenez quand même toujours le temps de lire les indications du fabricant pour les recommandations d’usage pour en obtenir la pleine efficacité (comme un temps d’attente avant le rinçage par exemple).

 

C’était un aperçu de la vaste gamme des produits disponibles sur le marché dans la lutte contre les insectes. Maintenant à vous d’établir lesquels répondent à vos besoins et trouver les combinaisons les plus efficaces et les mieux adaptées à votre cheval, à votre budget et à votre régie d’écurie. Ne manquez pas les prochains blogues qui aborderont plus en profondeur certains des sujets mentionnés plus haut.

 


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